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L'angoisse : Anxiété, panique, phobies, obsession. Quelle psychothérapie ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Pour comprendre la notion d’angoisse, il est nécessaire de comprendre celles de la peur et de l’anxiété.
La peur est normalement un éprouvé négatif douloureux en face d’une situation objective réelle et externe de danger.

L’objet de la peur est déterminé : c’est le chien menaçant, l’animal sauvage agressif, la personne armée qui surgit devant soi. La peur, contrairement à l’anxiété et à l’angoisse, parait se situer dans le registre de la description comportementale : on peut être paralysé de surprise ou prendre les jambes à son cou…

L’anxiété demeure le plus souvent ressentie au niveau psychique voire imaginaire, et ce, dans un contexte d’attente. La mère est anxieuse parce que sa fille n’est pas encore rentrée alors que normalement elle devrait être arrivée. L’étudiant est anxieux en allant chercher les résultats de l’examen qu’il a pensé ne pas avoir réussi.
Le danger à venir est plus ou moins bien appréhendé, des scénarios catastrophes peuvent défiler dans l’imagination, mais cette anxiété est normale. Lorsqu’elle s’accompagne d’inhibitions, de désorganisation, de panique et qu’elle se chronicise, l’anxiété devient pathologique.

Une difficulté de traduction se présente dans les écrits de Freud (et dans la traduction anglaise), le même mot étant employé pour désigner l’anxiété pathologique et l’angoisse. Une certaine confusion peut alors régner dans nos esprits, en réalité la différence n’est pas tant dans l’intensité des ymptômes que dans la perception consciente ou inconsciente de l’origine du danger.psychotherapie angoisse
L’angoisse est un affect profondément invalidant, où l’individu éprouve un sentiment aigu de danger et dont l’origine reste pour lui complètement inconnue parce que par déliaison et refoulement, cette origine est devenue inconsciente. L’angoissé est habité par la crainte d’un grand malheur possible qu’il ne peut nommer, avec la sensation d’être totalement démuni, impuissant à se protéger.
Ce danger indéfinissable et inconnu vient le plus souvent de l’intérieur : « la représentation » (la scène vécue angoissante) a été complètement refoulée dans l’inconscient ; seul demeure l’éprouvé, l’affect, devenu angoisse massive.

L’angoisse par définition s’accompagne de manifestations somatiques et neurovégétatives nombreuses et invalidantes : tachycardies, tremblements, dyspnées, constrictions oesophagiques (boule dans la gorge) précordialgies, hypersudations (sueurs froides), spasmes intestinaux, diarrhées, étourdissements, etc….

Certaines crises d’angoisses paroxystiques vont produire des attaques de panique dont l’apparition est brutale, sans cause déterminée déclenchante. Ces attaques sont brèves. Les symptômes sont caractérisés par un malaise intense, la sensation d’une grande menace voire d’une mort imminente, de dépersonnalisation, de déréalisation, lesquelles accompagnent des manifestations somatiques décrites plus haut.

En raison de l’incapacité à développer devant l’angoisse, une réponse adaptée, deux possibilités s’offrent :
La première est la permanence de l’état paralysant qui s’exprime par un état aigu d’angoisse.
La seconde est le recours à des formations de substitut, qui sont des solutions de compromis, dont le rapport avec l’angoisse n’est pas reconnu, mais vécu sous des formes qui ne permettent guère de la repérer. Il s’agit sur le plan psychique de dispositions phobiques et de mécanismes obsessionnels.
Comme exemples de phobies mentionnons, les phobies sociales (angoisse d’aller vers les autres), la claustrophobie (angoisse des endroits clos), l’agoraphobie (angoisse des espaces ouverts).

Dans les mécanismes obsessionnels, les rites s’imposent à l’esprit dans des actions répétitives auxquelles on ne peut s’empêcher de souscrire, sous l’empire d’une conscience morale des plus exigeantes, qui ne laisse aucune place à une vision de bien-être dans le « laisser-aller » et le « lâcher prise ».

Ces phénomènes, sur lesquels la volonté n’a pas de prise, ont des rapports ignorés par la personne avec l’angoisse originaire, laquelle fut occasionnée par la détresse psychique du nourrisson.

En effet, la première expérience d’angoisse est le traumatisme de la naissance  qui est évidemment la contre partie de son état de détresse biologique. Elle est le prélude à toutes les séparations à venir, qui inaugurent un vécu où inévitablement il y aura des manques, des frustrations, des situations à affronter propres à générer une déstabilisation émotionnelle avec les souffrances qui en découlent.

La psychanalyse et les psychothérapies d’inspiration analytique traitent les inhibitions, les angoisses, les symptômes phobiques et la névrose obsessionnelle.
 

 
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